24/04/2017

De finances et de guerres, hélas

 

De grands espoirs

Par delà l’horizon d’où nous vivions
Quand nous étions jeunes
Dans un monde magnétique et miraculeux
Notre imagination débridée s’égarait constamment
L’heure du verdict approchait à grands pas
Sur la Long Road, au pied de la Chaussée des Géants
Se rencontrent-ils encore près de la Faille ?
Un ruban déchiré suivait nos pas
Se dérobant avant que le temps n’efface nos rêves
Semant la myriade de bestioles qui voulait nous ligoter au sol
Pour une vie vouée à une lente décadence
L’herbe était plus verte
La lumière était plus éclatante
Entourés d’amis
Les nuits d’émerveillement
Regardant par-delà les dalles du pont s’enflammant sous nos pas,
Pour apercevoir comme l’autre côté était vert
Nos avancées freinées par le somnambulisme
Traînés par la force d’une marée intérieure
Bien au-delà, des drapeaux déployés
Nous atteignions les hauteurs vertigineuses de ce monde rêvé
Éternellement envahis par le désir et l’ambition
Il reste encore une faim inassouvie
Nos yeux fatigués, encore perdus dans l’horizon
Revoyant tout ce chemin que nous avons parcouru
L’herbe était plus verte
La lumière plus éclatante
Les saveurs plus douces
Les nuits d’émerveillement
Entourées d’amis
La lumineuse rosée matinale
L’eau s’écoulant
La rivière éternelle
À tout jamais


1 commentaire:

Astrid SHRIQUI GARAIN a dit…

https://www.youtube.com/watch?v=ox-O2mvCg8M
du fol espoir ! ;)
"Gabrielle ! tourne la manivelle ! "